borer Présentée par Alois Délèze et Roland Lathion

Voici 2 exemples qui en sont une belle illustration. Il s'agit de Lilly et Paul Weber et de leur fille Catherine Borer, chalet Les Aulnes aux Grangettes.

Qui n'a pas connu ou du moins entendu parler de « Place aux mômes », cette nouvelle fête – spectacles – concerts qui s'est déroulée depuis 2 ans déjà à travers les rues du village de Veysonnaz. A l'origine de cette « belle idée », Mme Catherine Borer qui habite Genève, mais qui se considère en même temps elle-même comme étant « mariée » avec ce coin de pays. Elle monte à Veysonnaz depuis 1971.

Nous l'avons rencontrée dans son chalet situé aux Grangettes sous la route de la télécabine, construit en 1971 par René Fournier. Madame Borer est l'une des deux filles des époux Weber, dont leur mère née Berthod-Julier était originaire de Varone et leur père monsieur Weber de Brüttelen, commune d'Erlach/Berne.

Madame et monsieur Weber ont vécu successivement à Genève, en Argovie, à la Tour de Peilz et depuis 1965-1966 à Sion, ville qu'ils ont beaucoup aimée, bien que madame dans un premier temps ne souhaitait pas revenir en Valais. Ils montaient régulièrement de Sion d'abord à Beuson quand il faisait trop chaud l'été dans la capitale, puis dans leur chalet où, arrivés à la retraite, ils s'y installèrent définitivement. Selon leur volonté, ils furent enterrés à Veysonnaz bien que Mr Weber fût protestant.

Monsieur Weber était « un passionné de mécanique ». Il en fit sa spécialité et fut engagé par La National (NCR) en qualité de technicien puis de représentant pour les caisses enregistreuses "mécaniques", comme en voit encore dans les films de Tati. « Elles sonnaient chaque fois que le tiroir-caisse s'ouvrait » pour la grande joie des enfants du coin ! Cet emploi amena tout naturellement Mr Weber au café de la Place à Veysonnaz chez Noéllie et Guy Fragnière. Il leur vendit une de ces caisses, ce qui lui donna l'occasion de revenir régulièrement au village pour les réparations.

Madame et monsieur Weber tombèrent, comme ils le disaient eux-mêmes, sous le charme du village de Veysonnaz, dans lequel ils se baladaient volontiers. Ils connaissaient tout le monde et ils furent, selon leurs dires, très bien accueillis. (Un certain nombre de gens du coin se souviennent encore d'eux et ils en gardent un bon souvenir). Ils avaient de très bons amis vers leur chalet, dont les Thévenoz, Bach, Witz, Kohler

 Présentation:



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MusiqueA la mort de ses parents, Mme Borer décida de reprendre le chalet. Elle y montait chaque année avec son mari de fin juin à mi-septembre, tout en vivant le reste du temps à Genève. Elle aimait aller au village, monter à la station et faire des ballades sur le bisse de Vex par exemple. Elle faisait un peu de ski. Elle regrette cependant ne pas avoir trouvé quelqu'un avec qui skier. Son mari, médecin à Genève, n'était pas un sportif. Il préférait rester au chalet. Il est décédé en 2011. Mme Borer prit la décision alors, que, quoiqu'il arrive, elle resterait à Veysonnaz.

Qu'est-ce qui vous a séduit ici ? Regardez cette vue magnifique nous a raconté Mme Borer. J'aime cet endroit isolé, tranquille... J'ai vu 2 biches ici en hiver... Je suis bien ici. Malheureusement, nos amis qui habitaient dans le coin sont progressivement décédés ou partis. Comme j'avais envie de rester ici pour y « faire quelque chose pour Veysonnaz », je devais trouver en remplacement «un autre paysage affectif», et ce fut « Place aux Mômes ».

Ce choix s'inscrivait pour moi dans le prolongement de ma formation d'enseignante faite à Genève et de mes 13 ans de chant au chœur professionnel au Grand Théâtre. Comme à l'époque je me suis mariée, j'ai quitté le Grand Théâtre qui me prenait beaucoup trop de temps et j'ai fait une formation de professeur de musique et de direction de chœurs d'enfants. A la retraite, je suis devenue responsable des programmes culturels pour les écoles privées de Genève. J'ai connu ainsi beaucoup de troupes de théâtre et d'artistes que je peux inviter à Veysonnaz pour notre manifestation.

Par ce projet de Place aux Mômes, je souhaitais d'abord susciter la créativité des enfants en mettant à leur disposition des objets courants tels que : cartons, sacs, bouteilles et autres pour qu'ils créent des personnages de contes. Ils ont choisi « leurs trucs », structuré et démarré avec des idées précises. Les instituteurs ont participé à ce travail.

J'ai eu le sentiment d'être tombée à Veysonnaz, pile au bon moment. J'ai trouvé un écho favorable aussi bien auprès des jeunes autorités de la Commune qui sont formidables que des instituteurs, des bénévoles ou des mômes. Je fus émerveillée d'avoir obtenu un tel accueil et une telle disponibilité.

Un exemple, l'an dernier, à la veille de la fête, tout était monté, tout était prêt, entre autres les statues faites par les enfants et deux grandes toiles au fond du préau de l'école. Pendant la nuit, une sorte d'ouragan vint tout casser, spécialement les statues qui n'avaient pas été bien arrimées. De nombreux volontaires, employés communaux et autres, sont venus spontanément la nuit. Ils ont tout olympiadesremonté. A 11 heures, tout était prêt pour la fête, « On ne verrait pas çà ailleurs ». Ce fut une belle réussite.

Mme Borer a évoqué les différentes recherches pour trouver des sponsors auprès des commerces, de l'Etat, de la Commune, de la Loterie Romande, de VIP, etc.., le budget dépassant les 20.000 francs. Après quelques tentatives plus ou moins fructueuses, elle eut la chance d'avoir finalement des retours très positifs par exemple, de la Commune 3000 francs, de VIP. Mélanie Fragnière lui a fait rencontrer 2 couples anglais qui ont leur chalet à Veysonnaz et  qui ont apporté une contribution conséquente.

A la fin de cet entretien, nous avons évoqué avec Madamegendarme Borer l'avenir de Place aux Mômes, et parlé du meilleur endroit pour l'organiser, le village ou la station.

Après 2 ans, il existe toujours un réel intérêt pour Place aux Mômes. D'autre part, il apparaît assez évident que le meilleur endroit pour l'organiser est le village « bien aimé par les touristes » et qui se prête magnifiquement  à ce genre de manifestation. « C'est un endroit petit, bien circonscrit, proche de Sion, bon pour les gosses qui, lorsqu'il n'y a pas de voiture peuvent s'y déplacer sans risques ».

Alors, bon vent à Places aux Mômes et un grand merci d'abord à Mme Borer et ensuite à tous les différents acteurs, bénévoles, responsables, sponsors, aux Mômes et aux spectateurs.

 

Place aux mômes (1)

Place aux mômes (2)